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Connaissez-vous vraiment le QR code ?
Par Rédaction WiicMenuPublié le Mis à jour le 4 min de lecture
Sur une affiche, un billet de train, un emballage ou la table d’un restaurant : le QR code fait désormais partie du décor, et on le scanne presque sans y penser. Mais savez-vous d’où il vient, ce qu’il contient vraiment et pourquoi il faut parfois s’en méfier ?
Tour d’horizon de ce petit carré noir et blanc, de son origine à ses usages, en passant par les bons réflexes de sécurité.
D’où vient le QR code ?
QR code signifie « Quick Response code », littéralement code à réponse rapide. Il a été inventé en 1994 au Japon par Denso Wave, alors une division de l’équipementier automobile Denso, du groupe Toyota. L’objectif : suivre les pièces détachées sur les chaînes de production. Les codes-barres classiques contenaient trop peu d’informations et se lisaient trop lentement ; il fallait un code plus riche, lisible en une fraction de seconde.
Denso Wave a choisi de ne pas faire payer l’utilisation de son invention, et le format a été normalisé au niveau international. C’est ce qui lui a permis de sortir des usines pour se répandre partout. Son véritable essor est venu avec les smartphones, lorsque leur appareil photo a appris à lire les QR codes sans application dédiée.
Comment fonctionne un QR code ?
Un QR code est un code-barres en deux dimensions. Là où un code-barres classique se lit sur une seule ligne, le QR code stocke l’information à l’horizontale et à la verticale, sous forme de petits carrés noirs, appelés modules, disposés sur un fond blanc.
Quelques éléments se retrouvent sur tous les QR codes :
- trois grands carrés dans les coins, qui permettent au téléphone de repérer le code et son orientation, quel que soit l’angle de lecture ;
- une marge blanche tout autour, indispensable pour que le code soit détecté ;
- une part de données redondantes, qui permet de lire un code légèrement abîmé, sali ou partiellement masqué.
Le QR code contient des données brutes : le plus souvent une adresse web, parfois un texte, une fiche contact ou les identifiants d’un réseau Wi-Fi. Quand vous le scannez, votre téléphone décode ces données et vous propose d’ouvrir le lien. Le contenu final, qu’il s’agisse d’un menu, d’une vidéo ou d’une page de réservation, n’est pas dans le QR code : il se trouve en ligne, à l’adresse indiquée. Aujourd’hui, la plupart des smartphones lisent les QR codes directement depuis l’appareil photo.
QR code statique ou dynamique ?
Il existe deux façons de créer un QR code, et la différence compte dès qu’il est imprimé.
- Le QR code statique contient directement l’adresse finale. Il ne dépend d’aucun service et fonctionne tant que cette adresse existe, mais il est figé : si l’adresse change, il faut le réimprimer.
- Le QR code dynamique, ou redirigeable, contient une adresse intermédiaire qui renvoie vers la destination de votre choix. Vous pouvez modifier celle-ci à tout moment sans toucher au code imprimé, et le service compte généralement les scans.
Créer un QR code suit toujours la même logique : définir ce vers quoi il doit mener, choisir entre statique et dynamique, saisir le contenu, télécharger le code en haute définition, puis le tester avant de l’imprimer. Méfiez-vous des générateurs gratuits de QR codes dynamiques qui désactivent le code à la fin d’une période d’essai : vos supports imprimés deviendraient inutilisables du jour au lendemain. Pour un restaurant, notre guide pour créer le menu QR code de votre restaurant détaille chaque étape.
À quoi servent les QR codes ?
Parce qu’il évite de saisir une adresse, le QR code s’est imposé partout où il faut passer vite du papier à l’écran :
- billets de train, cartes d’embarquement et billets de spectacle ;
- emballages, notices et étiquettes de produits ;
- affiches, magazines et vitrines ;
- connexion à un réseau Wi-Fi ou ajout d’un contact ;
- paiement, dans certains commerces et certains pays.
Au restaurant, il sert de passerelle entre la salle et vos outils en ligne : la carte, bien sûr, mais aussi la page de réservation affichée en vitrine ou la page d’avis Google proposée en fin de repas. Le menu digital en reste l’usage le plus courant. Si vous vous demandez encore s’il est fait pour vous, notre comparatif carte papier ou menu digital pose les bons critères de choix.
QR code et sécurité : les bons réflexes
Un QR code n’est ni dangereux ni sûr en soi : tout dépend de l’adresse vers laquelle il mène. Comme cette adresse ne se lit pas à l’œil nu, des escrocs collent parfois un faux QR code par-dessus un vrai, sur un horodateur, une affiche ou une table, pour rediriger vers une page frauduleuse. Cette technique porte un nom : le « quishing », contraction de QR code et de phishing, l’hameçonnage en français.
Côté utilisateur, quelques réflexes suffisent :
- vérifiez l’adresse affichée par votre téléphone avant d’ouvrir le lien ;
- méfiez-vous d’une page qui demande vos coordonnées bancaires, un mot de passe ou l’installation d’une application alors que vous vouliez simplement lire un menu ;
- au moindre doute, tapez vous-même l’adresse du site officiel.
Côté restaurateur, vérifiez régulièrement vos supports, remplacez tout autocollant abîmé ou suspect et indiquez à côté du code ce qu’il ouvre. Le site cybermalveillance.gouv.fr détaille les arnaques les plus courantes et les démarches à suivre en cas de problème.
Reste une limite pratique : le QR code a besoin d’une connexion internet. Si le réseau passe mal dans votre salle, proposez votre Wi-Fi ou gardez quelques cartes imprimées. D’autres écueils, de la taille du code à son emplacement, sont abordés dans notre article sur les erreurs à éviter avec un menu QR code.
En résumé
Né dans l’industrie automobile, le QR code est devenu un lien universel entre le papier et internet. Bien utilisé, il simplifie la vie de vos clients ; mal surveillé, il peut servir d’appât. Au restaurant, son usage le plus utile reste la carte : découvrez notre menu digital QR code, avec des QR codes redirigeables et une carte toujours à jour.